Nouvelles exigences de l'Ontario en matière de protection de la tête de type 2 : ce que les employeurs doivent savoir

La protection de la tête connaît actuellement l'une des évolutions les plus importantes de ces dernières décennies.
Les casques de chantier traditionnels de type 1 restent largement utilisés sur les chantiers de construction canadiens, mais ils sont principalement conçus pour protéger le sommet du crâne contre les chocs. Les ouvriers peuvent également subir de graves blessures à la tête à la suite d'une chute, d'un glissement, d'un choc contre une structure métallique ou d'un choc latéral causé par un engin ou des matériaux en mouvement.
Deux évolutions du secteur contribuent à accélérer ce changement :
- Le règlement 112/26 de l'Ontario instaurera de nouvelles exigences en matière de protection de la tête sur les chantiers de construction à compter du 1er juillet 2027.
- Le Conseil canadien de la sécurité dans la construction (CCSC) a annoncé le passage obligatoire aux casques de sécurité de type 2 équipés d'une jugulaire intégrée pour les sous-traitants travaillant sur les chantiers de ses membres, à compter du 1er juillet 2026.
Ensemble, ces avancées orientent le secteur de la construction vers des équipements de protection de la tête conçus pour résister aussi bien aux chocs verticaux qu’aux chocs latéraux.
Points à retenir
- Les nouvelles exigences de l'Ontario en matière de protection de la tête sur les chantiers de construction entreront en vigueur le 1er juillet 2027.
- Le port d'un casque de protection de type 2 sera obligatoire lorsque les travailleurs risquent d'être exposés à des risques liés à des chocs latéraux.
- L'Ontario n'exige pas que tous les ouvriers du bâtiment portent un casque de type 2 en toutes circonstances.
- Une jugulaire ou un autre système de maintien sera nécessaire lorsque le casque de protection risque de se déloger.
- Le CCSC a annoncé l'obligation pour les sous-traitants de porter un casque de type 2 sur les chantiers de ses membres partout au Canada, à compter du 1er juillet 2026.
- Avant d'acheter de nouveaux casques, les employeurs doivent vérifier leur certification, leur classe électrique, leur ajustement et la compatibilité des accessoires.
Qu'est-ce qui a changé en Ontario ?
Le règlement de l'Ontario n° 112/26 modifie les dispositions relatives à la protection de la tête figurant dans le règlement de l'Ontario n° 213/91 : « Projets de construction » pris en application de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.
À compter du 1er juillet 2027, les travailleurs susceptibles d'être exposés à des risques liés aux chocs latéraux devront porter un casque de protection conforme aux exigences applicables de type 2 de la norme CSA Z94.1 ou de type II de la norme ANSI Z89.1. Les casques offrant une protection au moins équivalente à ces exigences pourront également être autorisés.
Cela signifie que les employeurs devront évaluer à la fois la nature et l'orientation des impacts potentiels. Ils ne peuvent plus partir automatiquement du principe que les casques de chantier traditionnels de type 1 conviennent à toutes les tâches de chantier.
Le règlement traite également de la fixation du casque. Un travailleur doit utiliser une jugulaire ou un autre système de fixation lorsque les conditions sur le chantier sont susceptibles d'entraîner le délogement de son casque de protection.
La réglementation n'impose pas à tous les ouvriers du bâtiment de l'Ontario de porter un casque de type 2. Elle oblige les employeurs à évaluer les risques et à fournir une protection de la tête adaptée à ces risques.
Les employeurs peuvent consulter le texte modifié de Règlement de l'Ontario n° 112/26 ici.Pourquoi les collisions latérales font-elles l'objet d'une attention accrue ?
Les traumatismes crâniens sur les chantiers ne surviennent pas uniquement lorsqu'un objet tombe directement sur un ouvrier.
Les travailleurs peuvent subir des chocs latéraux lors d'incidents impliquant :
- chutes depuis des échelles ou des lieux de travail en hauteur
- accidents liés aux échafaudages
- glissades et trébuchements
- chute lors de l'utilisation d'un équipement de protection contre les chutes
- contact avec des poutres, des tuyauteries ou des éléments de charpente métallique
- contact avec des équipements mobiles
- déplacer ou transporter des matériaux
- travailler dans des espaces confinés ou encombrés
Les casques de protection de type 1 et de type 2 sont conçus pour des conditions d'impact différentes.
Les casques de type 1 protègent principalement contre les chocs et les pénétrations au sommet du crâne. Les casques de type 2 offrent une protection supplémentaire contre les chocs latéraux à l'avant, à l'arrière et sur les côtés.
Cette couverture supplémentaire peut s'avérer particulièrement importante lorsqu'un travailleur fait une chute ou est heurté par un objet provenant d'une direction autre que celle située directement au-dessus de sa tête.
Le CCSC avance à un rythme encore plus soutenu
La modification de la réglementation en Ontario n'est pas le seul facteur qui influe sur le choix du casque.
À compter du 1er juillet 2026, le Conseil canadien de la sécurité dans la construction a annoncé une transition obligatoire pour les sous-traitants travaillant sur les chantiers des membres du CCSC partout au Canada.
La norme publiée par le CCSC prévoit :
- Casques de type 2 certifiés CSA ou ANSI
- sangles de menton intégrées
- une protection de la tête adaptée aux risques présents
Bon nombre des plus grands entrepreneurs généraux du Canada sont représentés au sein du CCSC. Par conséquent, les entreprises peuvent être amenées à respecter des exigences relatives aux casques de type 2 en vertu des politiques des entrepreneurs ou des maîtres d'ouvrage, même lorsque la réglementation provinciale n'impose pas les mêmes exigences.
L'exigence du CCSC et la réglementation de l'Ontario ne doivent pas être considérées comme interchangeables.
L'Ontario exige une protection de type 2 lorsque les travailleurs sont susceptibles d'être exposés à des risques de choc latéral, ainsi qu'un système de retenue dans les cas où le casque pourrait se déloger. Le Norme de sécurité publiée par le CCSC exige expressément le port de casques certifiés de type 2, équipés de jugulaires intégrées, pour les sous-traitants travaillant sur les chantiers des membres.
Pourquoi les sangles de menton sont-elles importantes ?
Un casque ne peut pas assurer la protection prévue s'il n'est plus correctement positionné sur la tête du travailleur.
En cas de chute, de glissade, de mouvement brusque ou de position de travail inconfortable, le casque peut bouger ou se déloger. Une jugulaire ou un système de retenue adapté permet de maintenir le casque en place au moment où la protection est la plus nécessaire.
Les sangles sous le menton peuvent être utiles :
- empêcher les casques de tomber en cas de chute ou de mouvements brusques
- maintenir la couverture pendant les glissements et lors de travaux effectués dans des positions inconfortables
- améliorer la tenue par temps venteux
- réduire les risques liés à la chute d'objets causés par le glissement des couvre-chefs
Cependant, il ne suffit pas de simplement attacher la jugulaire.
La sangle doit être compatible avec le casque et homologuée par le fabricant de celui-ci. Les travailleurs doivent également savoir comment régler correctement la suspension et la sangle. Une jugulaire trop lâche peut n'offrir qu'une retenue insuffisante.

Au-delà de la conformité : l'argumentaire commercial
Certaines entreprises du secteur du bâtiment adoptent des casques de type 2 dans l'ensemble de leurs activités avant même que la réglementation ne les y oblige.
Parmi les avantages potentiels, on peut citer :
- réduire le risque de blessures graves à la tête
- renforcer la confiance des travailleurs dans leur équipement de protection
- établir des exigences cohérentes en matière d'EPI pour l'ensemble des projets
- faciliter la communication des exigences aux sous-traitants
- simplifier la gestion des achats et des stocks
- en conformité avec les normes du maître d'ouvrage et de l'entrepreneur général
- soutenir les programmes de prévention des accidents graves et mortels
L'uniformisation des équipements de protection de la tête peut également réduire la confusion chez les travailleurs qui passent d'un chantier à l'autre. Au lieu de devoir déterminer quel casque est autorisé sur chaque chantier, les travailleurs et les responsables suivent une norme d'entreprise unique et cohérente.



Ce que les employeurs devraient faire dès maintenant
Liste de contrôle pour la transition vers les équipements de protection de la tête de type 2
Préparez-vous à l'avance. Vérifiez chaque élément du système de protection de la tête.
1. PASSEZ EN REVUE LES RISQUES
Identifier les risques liés aux chocs latéraux et au délogement du casque.
3. VÉRIFIER LA CERTIFICATION
Vérifier la présence du marquage « CSA Z94.1 Type 2 » ou « ANSI Z89.1 Type II ».
5. ESSAI D'AJUSTEMENT + COMPATIBILITÉ
Casques d'essai avec lunettes, protections auditives, visières et autres accessoires.
2. INVENTAIRE D'AUDIT
Indiquez le type de casque, sa certification, sa classe électrique et son état.
4. VÉRIFICATION DE LA RÉTENTION
Utilisez des sangles de menton ou des systèmes de maintien homologués par le fabricant.
6. FORMATION + COMMUNICATION
Formez le personnel et informez les sous-traitants des exigences à respecter avant leur arrivée.
LES RÈGLEMENTS DE L'ONTARIO ENTRERONT EN VIGUEUR LE 1ER JUILLET 2027
Attendre jusqu'à peu avant l'entrée en vigueur des exigences de l'Ontario pourrait limiter le choix de produits et ne pas laisser suffisamment de temps pour les essais de produits, la formation et la communication avec les entrepreneurs.
Examiner les évaluations des risques
Identifiez les tâches et les lieux où les travailleurs pourraient être exposés à des chocs latéraux ou où leur casque pourrait se déloger.
Tenez compte aussi bien des tâches courantes que des incidents prévisibles, notamment les chutes, les glissades, les contacts avec le matériel et le travail dans des positions inconfortables ou dans des espaces restreints.
Faire le point sur les stocks actuels de protections pour la tête
Consigner les informations suivantes :
- Modèles de type 1 et de type 2 actuellement utilisés
- Certification CSA ou ANSI
- cours d'électricité
- dates de fabrication
- état et historique d'entretien
- systèmes de retenue disponibles
- accessoires compatibles
À mesure que la demande augmente, les équipes chargées de la sécurité doivent également faire la distinction entre les produits certifiés par un organisme indépendant et ceux qui se contentent d'affirmer qu'ils « répondent » à une norme. Vérifiez les marquages figurant sur les casques de protection ainsi que les documents justificatifs indiquant l'organisme de certification, la norme applicable et la classification.
Évaluer les politiques relatives aux mentonnières
Déterminez si une jugulaire ou un autre système de retenue est nécessaire en :
- l'évaluation des risques
- Réglementation de l'Ontario
- règles relatives aux projets ou aux prestataires
- politique de l'entreprise
Vérifiez que chaque système de retenue est fourni ou homologué par le fabricant du casque.
Essai d'ajustement et compatibilité des accessoires
Les modèles de protections pour la tête et leurs plages de réglage varient. La réalisation d'un essai sur le terrain à échelle réduite peut permettre d'identifier les problèmes de confort, d'ajustement et de stabilité avant un déploiement à plus grande échelle.
Testez chaque casque de protection ou casque de chantier avec les autres EPI et accessoires utilisés sur le lieu de travail, notamment :
- protection auditive
- visières de protection
- lunettes de protection
- masques respiratoires
- écrans de soudage
- phares
- accessoires pour l'hiver
Il se peut que les accessoires existants ne soient pas compatibles avec les nouveaux casques de protection ou qu'ils ne soient pas homologués pour être utilisés avec ceux-ci.
Personnel ferroviaire
La formation devrait aborder les points suivants :
- un ajustement et un réglage adaptés
- utilisation correcte de la jugulaire
- contrôles avant utilisation
- nettoyage et rangement
- installation d'accessoires
- déclaration des dommages et des incidents
- besoins en matière de remplacement
Prévoyez vos achats suffisamment à l'avance
La demande de casques certifiés de type 2 et d'accessoires compatibles pourrait augmenter à l'approche des échéances fixées par les maîtres d'œuvre et les autorités réglementaires.
Commencez à collaborer avec les fournisseurs suffisamment tôt pour évaluer les produits et obtenir les éléments nécessaires :
- quantités
- tailles
- couleurs
- sangles de menton
- suspensions de remplacement
- accessoires compatibles
Préparez-vous au passage aux casques de protection de type 2
La sécurité dans le secteur du bâtiment évolue : elle ne se limite plus au simple respect des exigences minimales, mais s'oriente vers des équipements qui tiennent davantage compte de la manière dont les accidents surviennent dans les environnements de travail réels.
Les nouvelles exigences de l’Ontario soulignent l’importance d’évaluer les risques liés aux chocs latéraux et d’utiliser un système de retenue lorsque le casque risque de se déloger. Parallèlement, la transition menée par le CCSC accélère l’adoption des casques de sécurité de type 2 dans les grands chantiers de construction au Canada.
Les entreprises qui s'y prennent à l'avance disposeront de plus de temps pour évaluer les risques, vérifier les certifications, tester l'ajustement des casques, former leurs employés et communiquer leurs attentes aux sous-traitants. Elles seront également mieux à même de se procurer les tailles, les couleurs et les accessoires dont elles ont besoin avant que la demande n'augmente.
Calendrier de transition concernant la protection de la tête
- Avril 2026 : l'Ontario publie le règlement O. Reg. 112/26.
- 1er juillet 2026 : l'obligation imposée par le CCSC aux sous-traitants travaillant sur des chantiers de ses membres de porter un casque de sécurité de type 2 entre en vigueur.
- 1er juillet 2027 : entrée en vigueur des nouvelles exigences de l’Ontario en matière de protection de la tête sur les chantiers de construction.
Foire aux questions
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Ce n’est pas le cas dans toutes les situations. À compter du 1er juillet 2027, le port d’un casque de protection de type 2 sera obligatoire lorsque les travailleurs risquent d’être exposés à des risques liés aux chocs latéraux. Les employeurs doivent évaluer les risques et choisir un casque de protection adapté.
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Les casques de type 1 protègent principalement contre les chocs et les pénétrations au sommet de la tête. Les casques de type 2 offrent également une protection contre les chocs latéraux à l’avant, à l’arrière et sur les côtés.
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Non. L’Ontario exigera le port d’une jugulaire ou d’un autre système de retenue lorsque les conditions du chantier risquent de provoquer le délogement du casque de protection. Les entrepreneurs, les propriétaires ou les employeurs peuvent établir des exigences plus strictes.
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À compter du 1er juillet 2026, la norme publiée par le CCSC exige que les sous-traitants travaillant sur des projets de ses membres portent un casque de type 2 certifié CSA ou ANSI, muni d’une jugulaire intégrée.
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Vérifiez les inscriptions figurant sur le casque ainsi que la documentation du fabricant afin de vous assurer de la norme applicable, de la classification de type 2 et du logo de l’organisme de certification. Ne vous fiez pas uniquement à des mentions telles que « conforme à la norme CSA » ou « conforme à la norme ANSI ».
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Pas nécessairement. Les possibilités de fixation des accessoires et les homologations varient d’un modèle à l’autre. Assurez-vous que les protections auditives, les écrans faciaux, les lampes et autres accessoires sont compatibles avec le casque choisi et homologués pour celui-ci.



