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  • Jonathan McCallumLes pires métiers pour vos poumons

    Comme vous le savez probablement par vos travaux ménagers, la poussière est tout autour de nous. En fait, une maison type aux États-Unis collecte plus de 40 lb (18 kg) de poussière chaque année.* Mais, quelle quantité de poussière combattez-vous au travail?

    En réalité, on respire de la poussière tous les jours; pollen végétal, fibres textiles et cellules de peau humaine ne comptent parmi les milliards de particules dans l’air. Dans l’ensemble, notre corps nous protège et empêche les particules de pénétrer au fond de nos poumons en passant par le nez et la gorge. Cependant, certains métiers comportent des risques de poussières et de particules pouvant causer de graves troubles au système respiratoire, avec le temps.

    Aujourd’hui, j’énumère  les sept pires métiers pour vos poumons.

    Side Profile Portrait against a Dark Background of a Caucasian adult man coughing with his hand close against his mouth and chest lifted Cape Town South Africa

    1. Travailleur de la construction

    Lors des travaux de rénovation et de démolition, vous serez probablement en contact avec un certain nombre de poussières dangereuses, incluant les moisissures, le plomb, la poussière de bois, et même l’amiante qui était un matériau de construction populaire jusque dans les années 1970. Tout ceci peut avoir des conséquences néfastes sur vos poumons.

    Si l’on va plus loin, qu’est-ce que la saleté contient réellement ? La silice (aussi appelée quartz) est l’un des minéraux les plus communs dans le monde. De plus, elle est cancérigène. Puisqu’on la retrouve dans le sol, le sable, le ciment, la pierre, le granite et les matériaux d’aménagement paysager, on rencontre souvent cette substance dans les travaux de construction. L’inhalation de silice cause l’inflammation et la cicatrisation des ganglions supérieurs des poumons, entraînant la maladie pulmonaire professionnelle appelée silicose ainsi que le cancer du poumon. Parmi les 142 000 Ontariens exposés à la silice, on recense annuellement environ 300 cas de cancer du poumon diagnostiqués en milieu de travail.

    2. Soudeur

    Lorsque vous soudez ou meulez, vous risquez de respirer des fumées contenant de l’aluminium, de l’arsenic, du béryllium, du plomb ou du manganèse. Dans notre blog Soudage : Le risque de cancer auquel personne ne pense, Michael Douglas explique pourquoi il ne suffit pas de laisser la porte de l’atelier ouverte pour la ventilation. Alors que les études des trente années précédentes suggèrent aussi que les fumées de soudage étaient «possiblement cancérigènes pour l’humain», nous savons maintenant que les particules dangereuses émises par les travaux de soudage sont reliés à divers types de cancers, incluant ceux du poumon, de l’œil et du rein.

    3. Pompier

    Que vous combattiez des incendies de bâtiment ou des feux de forêt, la fumée visible n’est qu’une partie du danger. En plus du monoxyde de carbone et des autres gaz dangereux, il y a les risques liés aux fragments dans l’air de tout ce qui brûle; beaucoup de produits de combustion sont créés lorsque les produits chimiques des combustibles, meubles, peintures, textiles ou produits de nettoyage brûlent. La plupart d’entre eux sont invisibles à l’œil nu et peuvent pénétrer les vêtements et parvenir au fond des poumons.

    4. Métiers liés à l’entretien de véhicules

    Les réparations de débosselage, de soudage, de meulage, de sablage, de traitement au jet de sable et de peinture font partie des tâches commune de ces métiers. Chacune de ces tâches comporte ses propres catégories de risques. Il est important de comprendre chacun de ces risques et de prendre les précautions adéquates pour en limiter l’exposition.

    Avec l’entretien d’équipements mobiles, vous risquez aussi de respirer les émissions de diesel. On estime qu’environ 301 000 travailleurs de l’Ontario sont exposés aux particules diesel au travail, et que près de 170 travailleurs développent un cancer du poumon chaque année. De plus, 45 cas de cancer de la vessie sont aussi attribués à ce produit cancérigène, chaque année.

    5. Mineur

    Les mineurs travaillant à ciel ouvert, sous terre et dans une carrière ont un métier à risque élevé pour ce qui est des maladies respiratoires. Qu’il s’agisse des particules diesel des moteurs en marche ou des opérations de sablage, de broyage et de transport de minerai, il y a une foule de risques liés aux poussières dans l’air de tout site minier.

    6. Travailleur du secteur pharmaceutique

    L’OSHA a identifié l’exposition des travailleurs aux médicaments dangereux dans le secteur pharmaceutique comme problème de risque accru pour la santé. La préparation, l’administration, la fabrication et l’élimination des médicaments dangereux peuvent exposer des centaines de milliers de travailleurs (surtout ceux des hôpitaux et du secteur pharmaceutique) à des concentrations potentiellement élevées de produits chimiques en milieu de travail. Les travailleurs manipulant quotidiennement des produits chimiques en poudre peuvent être spécialement à risque d’inhaler de fortes quantités de poussière.

    7. Métiers agricoles

    Le travail sur une ferme peut vous amener à manipuler de l’ensilage, à labourer des champs et à épandre des pesticides, qui ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles les agriculteurs connaissent des taux élevés de maladie et de mortalité dus à certaines maladies respiratoires.* Par chance, la plupart de ces troubles respiratoires peuvent être évités en contrôlant les taux d’exposition dangereux aux poussières organiques, aux gaz toxiques et aux produits chimiques (p.ex. remplacer le filtre à air dans la cabine des tracteurs ou porter une protection respiratoire).

    En plus de la poussière, l’asthme du fermier (ou maladie du poumon de fermier) est une autre maladie respiratoire. Ce trouble allergique est dû au fait de respirer la poussière des produits de récolte moisis, incluant le foin, la paille, le maïs et le tabac.*

    Les troubles respiratoires des poussières organiques ne sont pas limités aux agriculteurs. Il est important de noter que quiconque utilise les produits provenant du secteur agricole peut être à risque. Ce risque est fréquent dans les pâtisseries, où les travailleurs peuvent être exposés aux poussières de farine dans l’air.

    Comment gérer la poussière au travail

    Pour protéger vos poumons, suivez l’approche de la Hiérarchie des contrôles et utilisez une protection respiratoire au besoin. Il importe de comprendre les dangers et risques connexes, de les éliminer ou de les substituer si possible, et de les gérer avec les méthodes de contrôle adéquates. Au besoin, portez les protections respiratoires adéquates selon les risques particuliers à vos lieux de travail. Conseil : Téléchargez notre Guide de protection respiratoire gratuit.

    L’échantillonnage d’air et le contrôle des poussières en temps réel sont des façons de recueillir l’information liée aux dangers particuliers sur vos lieux de travail. Ces méthodes peuvent fournir des informations précieuses sur la concentration, la taille et la composition des poussières sur vos lieux de travail. En détectant et en contrôlant les poussières dans votre environnement, vous pouvez reconnaître et évaluer avec précision vos dangers, ce qui vous permettra d’implanter des stratégies de contrôle, telles le confinement, la ventilation ou l’élimination des dangers à la source.


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    Jonathan McCallum | Directeur du segment de marché – Santé au travail, hygiène industrielle et qualité de l’air
    Levitt-Safety Limited Moncton