Comme vous le savez de par vos tâches ménagères, il y a de la poussière tout autour de nous. En fait, il s'accumule ;’équivalent plus de 40 livres de poussière en moyenne dans chaque maison aux États-Unis.* Mais à quelle quantité de poussière avez-vous affaire au travail ?* Mais combien de poussière combattez-vous au travail?

La vérité est que nous respirons de la poussière chaque jour ; à travers le pollen des plantes, les fibres textiles et même les cellules de peau humaine, on retrouve des milliards de particules dans l’air. Dans la majorité des cas, nos corps nous protègent et empêchent ces particules de pénétrer profondément dans nos poumons en les emprisonnant au niveau du nez et de la gorge. Cependant, certains emplois s'accompagnent de risques reliés à la poussière et aux particules qui peuvent causer de graves dommages à votre système respiratoire au fil du temps.

Dans cet article, j’énumère les sept pires emplois pour vos poumons.

Portrait de profil latéral sur fond sombre d'un homme adulte caucasien toussant avec sa main contre sa bouche et sa poitrine soulevée Cape Town Afrique du Sud

1. Travailleur de la construction

Lors des travaux de rénovation et de démolition, vous êtes susceptible d’être exposé à plusieurs types de poussières dangereuses, telles que la moisissure, le plomb, la poussière de bois et même l'amiante, qui était un matériau de construction très utilisé jusque dans les années 1970. Tout cela peut avoir des effets néfastes sur vos poumons.
Lorsque vous travaillez sur un nouveau chantier, comment savoir qu'est-ce qui se retrouve dans le sol ? La silice (aussi appelée quartz) est l’un des minéraux les plus répandus dans le monde. Elle est également reconnue comme étant cancérogène. Puisqu'on la retrouve dans le sol, le sable, le béton, la roche, le granit et les matières pour aménagement paysager, cette substance est souvent rencontrée dans les chantiers de construction. L'inhalation de poussière de silice provoque une inflammation et des cicatrices dans la partie supérieure de vos poumons, pouvant entraîner une maladie pulmonaire professionnelle appelée silicose ainsi que le cancer du poumon. Parmi les 142 000 Ontariens exposés à la silice, on compte plus de 300 cas de cancer du poumon en milieu de travail qui sont diagnostiqués chaque année.

2. Soudeur

Lors des opérations de soudure ou de meulage, vous êtes à risque de respirer des vapeurs contenant de l'aluminium, de l'arsenic, du béryllium, du plomb et du manganèse. Dans notre blog, Soudure: le risque de cancer auquel personne ne pense, Michael Douglas explique pourquoi le fait de la porte de l’atelier ouverte pour permettre la ventilation n’est pas suffisant. Bien que des études menées il y a trente ans suggéraient que les fumées de soudure étaient « potentiellement cancérogènes pour les humains », nous savons maintenant que les particules dangereuses rejetées lors des travaux de soudure sont liées à divers types de cancers, y compris le cancer du poumon, des yeux et du rein.

3. Pompierfaits de particules de poussière

Que vous affrontiez un incendie de maison ou des feux de forêts, la fumée visible n'est qu’une partie du problème. En plus du monoxyde de carbone et autres dangers chimiques, il existe des risques associés aux fragments en combustion dans l'air, soit lors de la combustion des produits chimiques provenant de combustibles, de meubles, de peintures, de textiles ou de produits de nettoyage La plupart de ces fragments ne sont pas visibles à l'œil nu et peuvent pénétrer à travers les vêtements ou s’enfoncer profondément dans les poumons.

4. Préposé à l’entretien des véhicules

Lors des travaux de carrosserie, de soudure, de meulage, de ponçage, le décapage et la peinture font partie des opérations courantes. Chacune de ces tâches comporte son propre ensemble de risques. Il est important de comprendre chacun de ces risques et de prendre les mesures nécessaires afin de limiter votre exposition.
Avec la maintenance des équipements mobiles lourds, vous êtes également à risque de respirer les gaz d'échappement diesel. On estime que 301 000 travailleurs sont exposés au particules de diesel (DPM) sur les lieux du travail en Ontario, et que 170 développent un cancer du poumon en conséquence chaque année. Par ailleurs, 45 cas de cancer de la vessie sont également attribuables à ce cancérogène chaque année.

5. Mineur

Les environnements d'exploitation minière souterraine, en carrière ou à ciel ouvert présentent des facteurs de risques élevés en ce qui concerne les maladies respiratoires. Qu'il s'agisse des particules de diesel (mentionnées ci-dessus) provenant des moteurs en marche ou du dynamitage, du concassage et du transport de minéraux, il existe de nombreux risques dus aux poussières dans l’air en milieu minier.

6. Travailleur de l’industrie pharmaceutique

L’OSHA (Occupational Safety and Health Administration) a identifié l'exposition des travailleurs de l’industrie pharmaceutique à des médicaments dangereux comme un problème de santé publique de plus en plus important. La préparation, l'administration, la fabrication et l'élimination des médicaments dangereux fait en sorte que des centaines de milliers de travailleurs sont susceptibles d’être exposés, principalement dans les établissements de santé et l'industrie pharmaceutique, à des niveaux potentiellement néfastes de ces produits chimiques sur le lieu de travail. Les travailleurs qui manipulent quotidiennement des produits chimiques pulvérulents peuvent être particulièrement à risque d’être exposés à l’inhalation de grandes quantités de poussière.

7. Agriculteur

Le travail d'agriculteur peut vous amener à pelleter, désiler, charger, labourer des champs et pulvériser des pesticides. Ce sont autant de raisons pour lesquelles les agriculteurs sont sujets à des taux de morbidité et de mortalité élevés dus aux maladies respiratoires.* Heureusement, la plupart de ces problèmes respiratoires peuvent être évités en contrôlant les expositions nocives aux poussières organiques, aux gaz toxiques et aux produits chimiques (par exemple, en remplaçant le filtre à air dans la cabine du tracteur ou en portant une protection respiratoire).
Outra la poussière, le « poumon du fermier » est un autre problème respiratoire connu. Cette maladie allergique est causée par la respiration de poussières de foin moisi, mais également de paille, de maïs, de céréales et de tabac.*
Les problèmes respiratoires dus aux poussières organiques ne se limitent pas aux agriculteurs. Il est important de noter que quiconque utilise les produits provenant de l'industrie agricole peut être à risque. Ce phénomène s’observe couramment dans les boulangeries où les travailleurs peuvent être exposés aux poussières de farine en suspension dans l'air.

Comment gérer la poussière au travail

Pour protéger vos poumons, suivez la Hiérarchie des mesures de contrôle et utilisez une protection respiratoire au besoin. Il est essentiel de comprendre le danger et les risques associés, d’éliminer et de substituer si possible et de contrôler avec les contrôles appropriés. Si nécessaire, portez une protection respiratoire adaptée aux risques spécifiques de votre lieu de travail. Conseil : vous pouvez télécharger notre Guide gratuit sur la protection respiratoire ici.

L'échantillonnage de l'air et la surveillance de la poussière en temps réel sont des moyens efficaces de collecter de l’information relatives aux risques particuliers de votre lieu de travail. Ces méthodes peuvent fournir de précieux renseignements sur la dimension, la concentration et la composition de la poussière sur votre lieu de travail En détectant et en analysant la poussière dans votre milieu, vous pouvez précisément identifier et évaluer les dangers présents, ce qui vous permettra de mettre en œuvre des stratégies de contrôle en isolant, en ventilant ou en éliminant le danger à la source.

Jonathan McCallum

Responsable de segment de marché: santé au travail, hygiène industrielle et surveillance de l'environnement

S'abonner
Que pouvons-nous vous aider?
Envoyez-nous vos commentaires