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  • Michael DouglasLe problème avec les DPI

    Tiger-VOC-detector

    DPI : les renseignements que vous obtenez de ces appareils peuvent être trompeurs.

    VOICI les 5 choses les plus importantes à surveiller :

    J’adore les DPI, car ce sont de bons outils, mais les gens ont trop souvent une confiance aveugle en ces appareils.

    Les DPI (détecteurs à photo-ionisation) sont également appelés des détecteurs de COV (composés organiques volatils).

    Considérez un DPI comme une lampe UV très puissante. Lorsque l’énergie de cette lampe entre en contact avec une molécule de gaz, elle sépare (ionise) temporairement la molécule de gaz en morceaux (ions). Ces ions positifs (+ve) et négatifs (–ve) migrent vers un détecteur qui mesure le courant généré par les ions, l’amplifie et le manipule pour produire une lecture en ppm ou ppM. De nombreuses ressources expliquant le fonctionnement des DPI existent, il suffit d’inscrire « fonctionnement d’un détecteur à photo-ionisation » dans Google :

    • De nombreuses choses peuvent se produire pouvant entraîner la perte de la précision d’un DPI. Après un étalonnage avec de l’isobutylène, combien de temps peut-il durer? La réponse dépend de l’importance des décisions prises avec les données :
      • Avec le temps, de la poussière, des saletés et d’autres contaminants s’accumulent sur la lentille du DPI. C’est pourquoi ils sont tous livrés avec des ensembles de nettoyage.
        • Ces contaminants peuvent diminuer la qualité de la mesure prise en obscurcissant la lentille, ce qui réduit le nombre de photons disponibles et la qualité de la mesure affichée par le DPI.
        • Ils peuvent également constituer une voie d’échappement pour les électrons, ce qui peut provoquer une lecture trop élevée.
        • D’une façon ou d’une autre, trop élevée ou trop faible, si vous ne nettoyez pas la lentille, si vous n’effectuez pas d’étalonnage et si vous n’enregistrez pas les données fréquemment, vos résultats ne seront peut-être pas utiles ou défendables.
        • Des ensembles de nettoyage sont livrés avec la plupart des DPI, des instructions se trouvent dans le manuel ou sur YouTube. N’oubliez surtout pas de nettoyer vos appareils.
      • L’humidité présente un gros problème pour certains DPI. La plupart des DPI et de leurs utilisateurs sont aveugles aux effets de l’humidité relative (H.R.) :
        • La vapeur d’eau disperse et absorbe les photons, ce qui réduit la qualité de la mesure prise par le DPI. On appelle cela l’extinction.
        • De plus avec une H.R. élevée, vous pouvez constater des fuites de courant le long des parois du capteur, ce qui peut provoquer des lectures plus élevées qu’en réalité. Cela est particulièrement grave lorsque des contaminants se trouvent sur la lentille du capteur.
        • Comme nous effectuons l’étalonnage sur un gaz d’étalonnage sec, la lecture réelle dans un environnement humide ou un espace de tête humide peut être suspecte.
        • Certains fabricants utilisent des algorithmes ou des tubes dessiccateurs pour réduire les effets de l’H.R., mais les deux solutions posent de nombreux problèmes et elles peuvent introduire des erreurs supplémentaires
        • Les tout derniers DPI sont conçus avec des électrodes de barrière réduisant la dispersion électrique ainsi qu’avec de minuscules cavités de détection (1 % de la taille originale) permettant d’éliminer l’effet d’extinction de l’H.R. Ne pas oublier de poser la question concernant les effets de l’H.R. aux différents fournisseurs, car toutes les réponses ne seront pas les mêmes.
    • Admettons que vous réalisiez un étalonnage avec de l’isobutylène à 100 ppm. Comme la plupart des détecteurs sont linéaires jusqu’à 500 ppm, chaque résultat affiché compris entre 0 et 500 devrait être très précis, mais devriez-vous croire ce que vous voyez? Vous réalisez un étalonnage avec de l’isobutylène, alors à moins que vous ne mesuriez que de l’isobutylène, tout ce que vous pouvez vraiment dire est que vous mesurez des composés « similaires » à l’isobutylène.
      • Mais vous êtes intelligent et vous pouvez lire un tableau de facteurs de correction (comme cette note technique TN-106 téléchargeable de RAE Systems).
      • Cela signifie que vous pouvez appliquer un facteur de correction de 0,86 à une lecture de sorte qu’un résultat de 100 sur votre instrument calibré à l’isobutylène lorsque vous mesurez uniquement du méthyléthylcétone (MEC) signifiera la présence de 86 ppm de MEC seulement.
    • Mais que se passe-t-il lorsque cinq solvants différents sont présents en même temps? Vous pourriez essayer d’effectuer les calculs tels que présentés au bas de la TN-106 de RAE Systems (bonne chance!), ou bien revenir au rapport en unités d’isobutylène, en utilisant généralement le pire scénario de TLV/TWA (valeur limite d’exposition pondérée en fonction du temps) comme niveau d’action.
    • Qu’est-ce que mesure (ou ne mesure pas) un DPI? Il ne mesure pas tous les gaz, alors vous devez savoir ce que vous pourriez voir et ce que vous pourriez ne pas voir :
      • En général, une lampe de 10,6 eV (fenêtre MgF, window, gaz Kr) mesurera :
        • Les hydrocarbures qui se terminent en -ane, -ène ou -yne (sauf le méthane et l’éthane)
        • Les alcools qui se terminent en -ol (sauf le méthanol)
        • Tous les aldéhydes (sauf le formaldéhyde)
        • Les cétones qui se terminent en -one
        • Les esters qui se terminent en -ate
        • Toutes les amines et tous les sulfures
          • Tant que leur nom ne contient pas : chloro, fluoro ou bromo
      • Mais pas les composés suivants :
        • Les composants de l’air (02, N2, CO2, H2O)
        • Les produits toxiques courants (CO, HCN, SO2)
        • Les gaz naturels (méthane et éthane)
        • Les gaz acides (HCl, HF, HN03, etc.)
        • Les composés non volatils (biphényle polychloré ou BPC, graisse, etc.)
        • En utilisant une lampe plus puissante de 11,7 eV (fenêtre LiF2 et gaz Ar), nous augmentons le nombre de COV détectables à tous les composés suivants (mais au coût d’une durée de vie de lampe plus limitée) :
          • Acétylène
          • Méthanol et formaldéhyde
          • 80 % des composés dont le nom contient : chloro, fluoro ou bromo
    • Effets de l’extinction
      • Outre l’effet d’extinction de l’H.R. sur la mesure du détecteur, de nombreux gaz énumérés à la liste « pas les composés suivants » et les composés halogénés provoquent également un effet d’extinction.
      • Cela se produit lorsque le photon qui est censé ioniser le COV frappe un composé qu’il ne peut décomposer (le photon ne dispose pas de l’énergie nécessaire). De ce fait, ce photon n’est plus disponible pour ioniser un autre composé. Comme lorsqu’une boule de neige frappe un mur, il ne reste rien d’utile après l’impact.
      • Résultat net : l’extinction provoque une réduction de la qualité de la mesure prise à l’aide du détecteur.
        • Exemple : il n’est pas possible de mesurer de façon fiable des composés aromatiques dans un mélange contenant un certain % par volume de méthane.
    • Mesurer le benzène

    En conclusion, tant que vous êtes conscients de leurs limitations, les DPI constituent d’excellents indicateurs pouvant être utilisés en santé et sécurité au travail.

    Michael Douglas | National Manager, Marketing Segments
    Levitt-Safety Limited Oakville


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